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Mindfulness : vivre l’instant présent grâce à la méditation

Processus2024-02-29T13:47:32+01:00

Le but final de la méditation est de transcender la perception et d’atteindre une réalité suprême en soi.

Dans cet état, tous les concepts et perceptions que vous n’ayez jamais connus, comme votre identité, le passage du temps, et la vie et la mort, sont absents. L’absolu qui est au-delà d’eux s’en trouve révélé. C’est ce que les Bouddhistes appellent Nirvâna, et il engendre la cessation de toute souffrance qui émerge normalement en réponse à ces idées.

Il est normal que cela vous semble obscur ou que cela ne vous attire pas. La plupart d’entre nous veulent connaître le bonheur et éviter la souffrance et il est loin d’être nécessaire de pratiquer aussi profondément pour obtenir les bénéfices que nous désirons. Si vous souhaitez développer une stabilité émotionnelle, de la résilience, de la joie, de la concentration, une plus grande conscience de vous-même et de vos comportements, ou être plus en harmonie avec les autres, alors la méditation est faîte pour vous.

Aperçu du processus :

Il existe des pratiques pour chaque degré d’engagement, ce qui importe c’est que vous déterminez le niveau auquel vous pouvez adhérer de manière durable à ce moment de votre vie, et que vous sélectionnez la pratique correspondante. Il n’y a pas de niveau de pratique inférieur à un autre. Ils sont les suivants :

1. La vertu: s’efforcer d’être vertueux dans chaque aspect de votre vie, et purifier les intentions qui conditionnent ce que vous pensez, dîtes, et faîtes

2. Méditer pour enrichir sa vie dans le contexte moderne et atténuer la souffrance

3. Méditer pour transcender le monde et la souffrance

APERÇU DU PROCESSUS

1. La vertu: s’efforcer d’être vertueux dans chaque aspect de votre vie

La vertu peut être adoptée par la majorité des personnes dans la majorité des circonstances car elle n’implique pas de détourner de temps de votre vie et peut être réalisée quand vous le souhaitez, peu importe ce que vous faîtes dans l’instant. Son essence est d’être conscient de la nature de vos intentions, de laisser celles qui ne sont pas éthiques passer sans les transformer en action, et de générer et renforcer celles basées sur la bienveillance ainsi que les comportements qui en découlent.

APERÇU DU PROCESSUS

2. Méditer pour enrichir sa vie dans le contexte moderne et atténuer la souffrance

Si vous avez l’envie de dédier 2 minutes ou plus de votre journée à une session de méditation en plus de tenter de développer des qualités morales, ce niveau de pratique est pour vous. Votre qualité de vie augmentera à mesure que vous cultivez la joie, la sérénité, ainsi que d’autres facteurs psychologiques positifs et vous adopterez une perspective différente sur votre vie. En outre, si vous méditez 45 minutes ou plus quotidiennement vous finirez par entrer en contact avec la sagesse et les réalisations profondes que la méditation produit au fil du temps.

APERÇU DU PROCESSUS

3. Méditer pour transcender le monde et la souffrance

Ce niveau, si l’on se base sur les sources antiques, est probablement réservé à ceux qui sont prêts à tout abandonner et vivre une vie de renoncement. Il est mentionné ici par souci d’exhaustivité car notre but n’est pas de vous inspirer à rejoindre les ordres monastiques mais de vous transmettre les pratiques et connaissances spirituelles qui mènent à une vie heureuse et épanouissante dans notre société moderne.

La vertu

Les pensées deviennent mots, les mots deviennent actes, les actes deviennent habitudes, les habitudes deviennent caractère, et le caractère devient destinée.

L’esprit fonctionne de telle manière que toutes les actions, qu’elles soient physiques, verbales, ou mentales, sont précédées par une intention. Cela signifie que chaque mouvement de votre esprit – chaque idée, pensée, et émotion – est une activité mentale qui découle d’une intention comme le sont toutes les actions physiques et verbales qui suivront. Les intentions ont un effet si fondamental sur le complexe corps/esprit que tout ce dont vous faîtes l’expérience est largement conditionné par la nature et la qualité des intentions que vous avez eues dans le passé. Par exemple, les intentions répétées de cesser de fumer d’un ancien fumeur et les actions d’abstinence qui s’en sont suivies créent les conditions actuelles de sa santé.

Cela veut dire que toutes les intentions et toutes les actions ont des conséquences. C’est en étant pleinement conscients d’elles et de leurs effets que nous avons l’opportunité d’influencer la direction que notre esprit et notre vie suivent.

Certaines intentions produisent de grands résultats et certaines de petits. Sur la période d’une vie même les effets les plus faibles ont de l’importance, particulièrement quand leurs causes sont répétées de manière habituelle comme la quasi-totalité de nos pensées. La répétition de ces intentions et des comportements qui en découlent deviennent à la longue des traits de caractères qui déterminent profondément la nature de notre destinée et de notre être.

Les intentions négatives sont toutes motivées par l’envie/le désir et elles émergent couplées à toutes les formes des émotions d’aversion et d’avidité. Elles se caractérisent par la gratification instantanée de l’égo au détriment d’autrui et sont donc particulièrement isolantes. Avec le temps, elles impactent de manière détrimentaire notre personnalité et donnent à notre vie des qualités d’adversité, de séparation, et de solitude.

Au contraire, les intentions positives émanent de toutes les formes de générosité, de gentillesse, de patience, et de compassion. Elles sont pleinement altruistes et créent une cascade d’effets positifs aussi bien sur le moment que dans le futur. Être vertueux génère des états de conscience qui sont plaisants et enrichit nos relations. Les intentions et les actions bienveillantes mènent au bien-être physique et psychologique.

“La pratique de la vertue consiste donc à purifier notre esprit des intentions négatives et à cultiver celles positives.”

“La pratique de la vertue consiste donc àpurifier notre esprit des intentions négatives et à cultiver celles positives.”

La méditation

Le processus sous-jacent au développement méditatif

Le processus méditatif est un cas particulier du processus de purification des intentions comme l’est la vertue, appliqué à la transformation de l’esprit à son niveau le plus fondamental. Là où s’entraîne à la moralité transforme certaines parties de nos esprits qui sont impliquées dans la gestion des relations interpersonnelles, la méditation agit sur la totalité d’entre elles. Elle harmonise la façon dont ces parties fonctionnent en tant qu’ensemble et facilite une meilleure communication des informations entre elles. Parce que la méditation unifie le fonctionnement des différents sous-systèmes de l’esprit, on appelle ce processus et les résultats qu’il produit l’unification mentale.

Vous pouvez vous le représenter comme ce qui différencie deux équipes de football, l’une dans laquelle les joueurs agissent de manière plutôt égoïste et autocentrée, l’autre dans laquelle ils agissent plus de manière à bénéficier à l’équipe toute entière qu’eux-mêmes. Les sous-parties qui composent l’esprit humain moyen opèrent dans un mode conflictuel la plupart du temps, et elles sont responsables des sentiments de dissonance interne, d’hésitation, et de résistance que nous ressentons usuellement face aux choix qui se présentent à nous. Comme la seconde équipe, un esprit unifié par la pratique méditative voit les ressources de ses différentes sous-parties partagées d’une plus grande manière, accroissant son efficience grâce à l’augmentation de leur coopération. Cela nous permet d’agir plus efficacement aussi bien en nous-même que dans le monde, nous donnant la capacité de faire les bons choix et de réaliser les actions auxquels ils correspondent. Dans cet état mental, les événements ne nous perturbent pas autant qu’ils le font d’ordinaire et ils ne déclenchent pas les réactions en chaîne habituelles que l’on peut avoir, comme par exemple être aversif envers nos réactions émotionnelles que nous ne pouvons pas contrôler.

La manière par laquelle l’esprit est entraîné à s’unifier consiste à formuler de manière répétée un petit nombre d’intentions qui dépendent de l’aspect du développement de l’esprit, ainsi que des particularités des différentes techniques. Générer et maintenir en conscience des intentions offre à l’esprit les opportunités de réagir de façon positive, et au fil du temps, il y répond de mieux en mieux et les comportements associés à ces intentions deviennent automatiques et habituels. Cela est l’essence du processus de développement méditatif.

La technique

Le processus sous-jacent au développement méditatif

En général, les intentions de la méthode que nous vous proposons gravitent autour de deux axes: l’abandon des émotions négatives et la stabilisation de l’attention sur un objet de conscience tel que les sensations du souffle ou un sentiment de bienveillance. Formuler ces intentions de manière répétée dissipe progressivement la tension qui occupe l’esprit, permettant à ce dernier d’entrer dans des états de relaxation et de pleine conscience de plus en plus profonds. Cela développe aussi l’équilibre entre l’attention concentrée sur le souffle et la conscience panoramique de l’esprit, leurs contrôles respectifs devenant sans effort au fil du temps. Concrètement, cela veut dire que notre expérience du monde et de nous même devient plus riche car nous percevons plus de sensations, telles les couleurs et les sons, mais aussi plus des activités de notre esprit comme les pensées ou les émotions.

Beaucoup de méthodes de méditation sérieuses mènent à ces transformations mentales, bien qu’elles diffèrent dans leurs approches. Par exemple, certaines méthodes mettent l’emphase sur l’expérience de profonds changements de la perception qui ne reposent pas sur une stabilité exclusive de l’attention sur un objet. Des méthodes se concentrent sur la visualisation d’images complexes, et d’autres sur l’analyse de certains aspects de la conscience. Elles produisent probablement toutes de très hauts niveaux d’unification mentale, et en temps que personne évoluant dans le monde moderne c’est cette unification qui produira les bénéfices que vous recherchez. Par conséquent, choisissez une technique dont la pratique vous est plaisante et à laquelle vous pensez pouvoir adhérer sur le long terme.

Les stades du développement

Formuler les intentions de lâcher prise et de laisser l’attention reposer sur les sensations du souffle mène progressivement à un raffinement de la conscience qui suit généralement les phases suivantes :

LES STADES DU DÉVELOPPEMENT

1. L’augmentation de la présence d’esprit

La tendance naturelle de l’esprit qui est d’osciller rapidement d’un thème de pensée à un autre et de laisser les sensations du souffle disparaître de la conscience diminue et cesse. Graduellement, la respiration ne se dissipe plus et reste en conscience, qu’elle se trouve au premier plan ou en arrière-fond sous forme atténuée. Elle cohabite alors en équilibre avec diverses distractions.

LES STADES DU DÉVELOPPEMENT

2. L’atténuation des distractions :

À mesure que la conscience introspective croît, l’esprit détecte les distractions qui émergent de l’inconscient avant qu’elles ne se saisissent de l’attention et il les laisse passer sans qu’elles aient l’opportunité d’éclipser les sensations du souffle. Au fil du temps, la puissance de l’attention et de la pleine conscience s’intensifie assez pour qu’aucune distraction ne soit créée par l’esprit et que l’attention ne soit plus capturée.

LES STADES DU DÉVELOPPEMENT

3. La stabilité sans effort de l’attention et la clarté de la conscience introspective

À ce stade, l’attention répond automatiquement et sans effort aux intentions et peut se placer sur un objet exclusif sans osciller. Elle est focalisée sur la respiration la majeure partie du temps, et sa nouvelle stabilité peut dorénavant être utilisée pour entreprendre d’autres pratiques méditatives.
Simultanément, la conscience introspective devient entièrement métacognitive.

LES STADES DU DÉVELOPPEMENT

4. L’apparition et la persistance de la tranquillité et de l’équanimité

À travers l’entièreté du processus, la relaxation physique et mentale s’approfondit et l’état émotionnel moyen de l’esprit se transforme pour devenir majoritairement positif et plaisant. À ce stade, l’esprit est suffisamment unifié pour que ses sous-parties émotionnelles ne projettent que des sentiments profonds de tranquillité et d’équanimité, un état de non-réactivité émotionnelle et d’acceptance qui s’épand dans toute la conscience.

LES STADES DU DÉVELOPPEMENT

5. L’apparition et la maturation de l’absorption

À ce niveau, l’esprit acquiert la capacité d’entrer dans de profonds états d’absorption méditative, les quatre jhānas. Les jhānas sont des formes fondamentales de flow mental, et les états d’unification les plus poussés que l’esprit peut adopter. En tant que tels, ils permettent à l’introspection de s’intensifier à son degré le plus haut et à l’équanimité de s’accroître considérablement. Ils sont caractérisés par des sentiments d’immense joie, de bonheur, et de sérénité.

La vitesse du développement

La vitesse du développement

En méditation, plus l’on médite quotidiennement, plus le processus se déroule rapidement. Cela signifie qu’en moyenne, sur des mois et des années, quelqu’un qui pratique moins qu’un autre requerra un nombre absolu d’heures supérieur pour éprouver un niveau égal. Cela est dû à l’existence d’une vitesse intrinsèque de développement qui croît plus ou moins en fonction du temps passé à méditer.
La durée de vos sessions quotidiennes doit donc s’adapter à ces derniers, la chose la plus importante étant de méditer chaque jour, peu importe la durée.

Momentum

Il existe aussi un élan qui s’accumule à mesure des jours. Cela signifie que la pratique tend à être plus stable et plus résiliente face à l’influence des facteurs externes et internes, comme les événements stressants ou la fatigue. Les sessions manquées ont un effet moins déstabilisant sur les sessions qui suivent lorsque le momentum est prononcé. En général, il n’est pas recommandé de sauter plus d’une ou deux sessions de méditation par mois, et jamais deux jours de suite.

Durées moyennes

Le processus sous-jacent au développement méditatif

Les durées suivantes sont des estimations approximatives fondées sur l’expérience. Il est possible que vous nécessitiez plus ou moins de temps qu’indiqué pour pratiquer au stade correspondant, cela dépendant d’une multitude de facteurs, la majeure partie d’entre eux étant au-delà de notre contrôle. Certains sont internes, tel que votre attitude, lorsque d’autres sont externes, tel que votre niveau d’énergie, le degré de stress que votre environnement produit ou votre état de santé. S’ il vous semble avoir atteint un stade avancé bien avant d’avoir médité à peu près pour la durée correspondante, il est utile de confirmer votre expérience avec un instructeur. En effet, il est fréquent de mal interpréter son niveau lorsque l’on médite seul.

2 – 45 MINUTES

1. Augmentation de la présence d’esprit

Méditer entre 2 et 45 minutes permet d’exercer la faculté de la pleine conscience, c’est-à-dire détecter lorsque son esprit s’est égaré puis replacer son attention sur le souffle. En d’autres mots, on développe la capacité de savoir ce qu’il se passe dans notre esprit à chaque instant, donc de ce que fait l’attention et sur quel objet elle est située. Concentrer son esprit sur le souffle n’est pas une fin en soi, c’est un outil. Il permet entre autres d’accroître notre introspection et de d’occuper la place des pensées verbales que l’on a décidé d’abandonner.

45 – 1 HEURE

2. Atténuation des distractions

Sur plusieurs mois ou années dans certains cas, une durée de 45 minutes à 1 heure donne l’occasion à l’esprit d’acquérir suffisamment d’élan pour calmer totalement ses sous-parties verbales qui génèrent les distractions cohabitant avec le souffle. Cela signifie que l’attention est dorénavant pleinement focalisée sur la respiration, sans fluctuer avec les pensées qui se sont taries. Cette durée offre à l’esprit suffisamment de temps pour passer du stade 2 au commencement du stade 3.

1 HEURE – 2 HEURES

3. Stabilité de l’attention et clarté de la conscience

avec un lapse quotidien de 1 à 2 heures, les intentions de stabilité attentionnelle et de conscience des états mentaux sont générées sans effort. Subjectivement, cela signifie que l’impression constante de faire de petits efforts afin de diriger l’esprit disparaît. La conscience repose dans un état de relâchement et continue de s’unifier automatiquement.
Pour la plupart, méditer dans cette gamme de temps offre à l’esprit l’opportunité de passer du stade 3 au 4.

2 HEURES – 4 HEURES

4. Apparition et persistance de la tranquillité

Une durée de 2 à 4 heures permet à l’esprit de s’unifier au plus haut degré et d’acquérir un momentum qui n’est pas aisément perturbé par les événements du quotidien. La pratique tend vers une grande stabilité face aux stresseurs physiques et psychologiques. La conscience en dehors de la méditation est quasiment purifiée des intentions négatives et d’aversion grâce à la profonde présence de la joie et de l’équanimité, et les émotions dévient rarement du spectre positif.

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